« Rien ne s'oppose à la nuit » de Delphine DE VIGAN
« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous
constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la
mémoire.
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et
commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de
plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et
celui du silence.
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses
errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »
Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets
les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine DE VIGAN déroule avec force.
L'auteur
Delphine DE VIGAN est notamment
l’auteur du best seller No et moi, plus de 400 000 exemplaires vendus toutes éditions
Prix des Libraires 2008, adapté au cinéma par Zabou Breitman, et des Heures
souterraines (2009), près de 100 000 exemplaires vendus en édition première et traduit dans le monde entier.
Elle faisait partie de la dernière sélection du Goncourt. Elle vit à Paris.
Editions : JC Lattès
Collection : Littérature française
Date de Parution : 08/2011
ISBN : 9782709635790
Prix public : 19.00 euros
Ces Machines qui parlent de nous
Du Dyson à la Nespresso, quand ces machines parlent de nous, par Anne EVEILLARD
Grande enquête journalistique sur les relations qu’entretiennent nos contemporains avec leurs appareils électroménagers, l’ouvrage à
paraître à la rentrée 2011 d’ Anne EVEILLARD, «Ces Machines qui parlent
de nous», apporte une analyse inédite sur nos rapports avec ces «choses» dont parlait Georges PEREC et qui nous sont,
au fond, les plus familières.
Loin de jeter un froid, le frigidaire se fait passerelle vers les autres tandis qu’avec le four, c’est
notre moi qui est bien au chaud, la machine à café témoigne de notre surface sociale et les «robots» réveillent nos fantasmes
et nos désirs, dans l’aspirateur viennent se loger…nos aspirations au progrès et le lave-linge répond toujours mieux
aux revendications les plus légitimes de libération et de protection.
Le propos est étayé par des interviews qui, du psychiatre Serge TISSERON
au fabricant James DYSON en passant par
des sociologues et de nombreux designers, nous aident à mieux comprendre l’histoire, le contenu, l’importance de nos
relations avec les appareils électroménagers.
En effet, ces objets longtemps considérés comme simplement utilitaires, autrefois placardisés, ont opéré au cours de la
dernière décennie et par le biais d’un savant mélange d’innovation technologique, de design et de marketing, un
changement radical de statut : ils sont beaux.
D’aides ménagères, ils se sont imposés en partenaires si ce n’est en «alliés» de notre
quotidien… Ils se font vecteurs de communication, de reconnaissance, de distinction et de statut au sein de la famille et de
l’environnement social. De l’aspirateur DYSON à la machine à café NESPRESSO, ils occupent naturellement et sans
que l’on se pose plus trop de questions à leur sujet, l’espace : ils ont acquis le droit de traîner dans les living-rooms, ils plastronnent dans les
cuisines, nous leur faisons «confiance», ils nous rassurent, nous les «aimons», ils se font, telle la porte du frigo
envahie de post-It, l’écho de nos vies.
Inventeurs, industriels, designers, architectes mais aussi sociologues, anthropologues, psychiatres et historiens viennent
apporter dans «Ces Machines qui parlent de nous» leurs éclairages respectifs sur ce phénomène emblématique de nos
sociétés de consommation postmodernes.
L’ouvrage d’ Anne EVEILLARD rassemble les témoignages, considérations
et approches
d’experts et de professionnels de premier plan, certains connus des médias voire du grand public, le britannique
James DYSON, le psychiatre Serge TISSERON,
le sociologue Michel MAFFESOLI, les designers Alberto ALESSI, Christian GHION ou Matali CRASSET et d’autres généralement plus discrets, Antoine
CAHEN, inventeur de la première souris d’ordinateur et de la machine à café NESPRESSO, ou connus seulement des spécialistes telle la psycho-sociologue Perla SERFATY-GARZON...
L'Auteur
Après quinze années passées dans la presse médicale, à l’hebdomadaire Panorama du médecin, Anne EVEILLARD collabore depuis 2006 à des magazines tels que Maison Française, Maison magazine,
Psychologies magazine, L’Officiel Voyage, Saveurs ou encore Le Point.
Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, on lui doit notamment la direction éditoriale du best seller de Véronique VASSEUR Médecin chef à
la prison de la Santé (Le Cherche Midi, 2000), la co-écriture du livre Les Médecins
(Plon,2002), une dizaine de guides santé pour les éditions Hachette, ainsi que deux romans.
Anne EVEILLARD est également co-fondatrice et co-organisatrice du Prix du
1er roman de femme de l’hôtel Montalembert, à Paris, depuis 2006.
Elle a créé le blog www.1-epok-formidable.fr en décembre 2009.
Ancienne élève de l’Ecole supérieure de journalisme de Paris, Anne EVEILLARD a 41 ans et vit aujourd’hui entre Paris et Angers.
Ces Machines qui parlent de nous
Parution 1er septembre 2011
Editions "Les Quatre Chemins
20,00 euros
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LES PRIVILEGES JONATHAN DEE
Roman traduit de l'anglais (États-Unis) par Elisabeth PEELLAERT
Collection « Feux croisés»
Adam et Cynthia
ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la fac, ils forment un couple parfait auquel rien ne semble pouvoir résister. Et auquel rien ne résiste.
Très vite complétée par deux magnifiques enfants, April et Jonas, la photo familiale embellit encore. À l'aube d'une brillante carrière dans la finance, Adam va de succès en succès. Même son
insolente réussite ne peut entamer l'amour du couple. C'est ailleurs qu'Adam cherche le risque, en se lançant dans des opérations financières illégales qui vont bientôt multiplier ses revenus à
l'infini. Rien n'arrête la machine, les enfants grandissent dans cette perfection et ce confort, comme anesthésiés par le cocon.
L'isolement affectif est total. À la tête d'une très importante fondation caritative, Adam et Cynthia restent pourtant parfaitement indifférents au sort de leurs
propres familles. Il n'y a qu'entre leurs quatre murs que leur loyauté et leur amour, absolus, s'expriment. Le monde autour n'existe pas, ou bien par le frisson du danger qu'il procure, et leurs
enfants vont également jouer avec le feu. Le sel de leurs existences, c'est ce danger qu'ils provoquent, mais leur noyau demeure, irréductible et indestructible, telle une forteresse dorée. Au
cœur de cette famille, le roman dépeint son paradoxe : une intimité de papier glacé, des êtres humains prisonniers de la machine à succès qu'ils ont créée, et les effets décadents de leurs
irrésistibles appétits.
Portrait minutieux et appliqué d'un couple de gagnants américains, Les Privilèges est une chronique prenante qui décrit la relative banalité d'une vie de privilégiés occupés à
entretenir leur standing et à faire face à leurs petits tourments intérieurs. Sans sensationnalisme et avec un grand sens de la retenue mais aussi beaucoup d'empathie pour ses personnages,
Jonathan DEE brosse une sorte de petit classique intimiste et sociologique qui en dit long sur notre belle société occidentale.
Jonathan DEE écrit pour le New York Times Magazine, pour la revue
HARPER'S. Il a aussi été rédacteur à la Paris Review. Il enseigne l'écriture à
l'Université de Columbia. Les Privilèges est son quatrième roman, le premier publié en France.
Editions PLON
21,00 euros
Achetez chez l’ Editeur, Amazon
TANT QUE JE VIVRAI
de Frania EISENBACH et Dany BOIMARE
Septembre 1939, Frania EISENBACH d'origine juive polonaise est une jeune adolescente de 13 ans lorsque l'armée allemande envahit la Pologne.
"Avec ma musique je vais te faire rire et te faire pleurer" lui disait son père, musicien et chef d'orchestre, disparu dans la tourmente nazie comme plus de soixante membres de sa
famille.
Meurtrie à jamais par l'enfer du ghetto et de la vie concentrationnaire, six longues années durant, elle attendra plus de cinquante ans avant de pouvoir témoigner. Sa rencontre avec Dany BOIMARE,
l'amitié et la confiance qui en naîtront, auront permis enfin la naissance de ce livre.
Il n'existe aucune parole, quelle que soit la langue, pour décrire l'indescriptible, et aucun mot pour nommer l'innommable.
Tous les survivants de cette catastrophe ou d'autres génocides le savent et peut-être quelques rares autres personnes. Il nous faut alors apprendre à lire entre les lignes, entre les mots et
écouter les silences...
Frania Eisenbach Haverland a donné son témoignage à l'association de Steven Spielberg suite au film La Liste de
Schindler. Elle participe encore aujourd'hui à de nombreuses conférences, et participe à des rencontres scolaires.
Dany Boimare est née en 1950. Issue d'un milieu ouvrier, elle est vite confrontée aux réalités sociales, à l'injustice, qui font naître ses révoltes et lui feront vivre de belles solidarités.
C'est cette ouverture aux autres, cette écoute attentive du monde qui l'entoure qui la conduiront à prendre la plume pour écrire l'histoire d'une autre femme, une femme blessée, Frania
Eisenbach.
Tant que je vivrai
Biographie
Editions Edite
260 pages
18,00 euros Achetez chez Amazon
UNE FEMME D’ARGILE DE SYBILLE DE BOLLARDIERE
L action se déroule entre 1990 et 1997 dans un pays d Afrique centrale.
Après un deuil familial, Julia la narratrice, une française d une trentaine d années quitte les bords de Loire où elle a été élevée par des grands parents marginaux et cultivés et part s
installer au Congo pour suivre l homme qu elle vient d épouser au moment où le pays passe d une république populaire marxiste à la démocratie.
Au Congo, elle rencontrera Garrett, un biologiste irlandais mélomane et surtout, Philéo, personnage central du roman avec qui elle partage l amour de la terre et surtout celui du fleuve.
L’écriture volontairement lente se déroule comme les méandres d un fleuve, et sa connaissance intime de l’Afrique permet à l auteur d en rendre au plus juste les odeurs, les couleurs et les
paysages. …
Biographie de l'auteur
Sybille
de BOLLARDIERE a passé son enfance et son adolescence entre Paris et le Loir-et-Cher où elle écrit ses premiers textes.
Après ses études secondaires elle suit des cours de peinture dans un atelier de Montparnasse tout en posant pour des peintres. À 21 ans, elle se marie et a trois enfants. À 30 ans, elle travaille
pour un laboratoire pharmaceutique, écrit et voyage.
À la naissance de son quatrième enfant, elle part vivre au Congo, près de Brazzaville. Revenue en France, elle est nommée en 2002 à la direction de Cassegrain, le célèbre graveur de la rue
Saint-Honoré, tout en continuant à donner des articles à de nombreuses revues.
Elle a publié en 1981 un recueil de poèmes Alizarine aux Éditions de la Coïncidence et un roman Le défaut des origines en 2004 chez Ramsay (prix Lafayette).
Une femme d'argile
Roman
L'Editeur
480 pages. Broché
Prix : 24,00 euros
A LA RECHERCHE DE L'AMI - Tome 2 "la Fourmi"
Au début on pense, puis on oublie de penser et on commence à compter… Un pas devant l’autre et un autre après l’autre et encore un autre suivi d’un autre… J’avançais telle une
tortue, petit à petit, mais j’avançais tout de même, la tête toujours baissée et les épaules voûtées.
Ne jamais regarder l’horizon plus que nécessaire, ne pas perdre espoir, ne pas s’arrêter, continuer coûte que coûte en songeant à l’arrivée, en songeant seulement à
l’arrivée dans le village de Bogd, pas au terminus, surtout pas ! Juste à ce prochain arrêt… Un pas, puis un autre et encore un autre… Le pied droit, le pied gauche… Le pied droit, le pied
gauche… Changer de main pour tenir les sangles, s’arrêter deux minutes pour se rafraîchir. Prendre une demi-heure pour manger… Décharger ma chamelle afin qu’elle se repose, qu’elle boive, qu’elle
s’éloigne juste le temps de souffler, puis reprendre notre course vers ma destinée.
Marcher un pas devant l’autre et un autre après l’autre et encore un autre suivi d’un autre… Ne jamais s’arrêter, si ce n’est pour pisser, boire, respirer…
Supporter le poids considérable de l’atmosphère sous un astre aveuglant, qui orgueilleux, souhaitait peut-être éclairer les profondeurs de la terre en noyant l’espace d’un trop plein de
lumière.
La chaleur devient physique, elle se voit à l’œil nu et déforme tout par sa seule présence. Ainsi le sol semble se mouvoir tandis qu’au loin le paysage se met à
danser…
Le pied droit puis le pied gauche, un pas après l’autre, un pas après l’autre, un pas après l’autre… Il n’y a pas d’autre moyen pour avancer… Non pas d’autre
moyen!
A la recherche de l'Ami - Tome 2 "la Fourmi"
444 pages
ISBN : 978-1-4477-2313-4
Illustration originale : Aline DESRUISSEAUX
En vente en librairie, chez Amazone,
chez l' Editeur
LE MONDE DE SUZIE WONG
Redécouvrez un classique de la littérature anglophone réédité avec une traduction révisée et complétée!
Hong Kong 1957 : le pousse-pousse est le moyen de transport le plus répandu, les sampans sillonnent la baie…
Robert Lomax, un peintre alors sans succès, vient y chercher sa Muse et la trouve dans le bar d’un l’hôtel en la personne de Suzie
Wong, une pétillante jeune prostituée mère d’un enfant en bas âge.
Suzie tombe amoureuse de Robert, mais elle est prisonnière de sa profession. Son histoire est celle du chemin de la pauvreté vers la richesse, de la fascination
exercée par l’Orient sur l’Occident ainsi que celle d’une identité hongkongaise en devenir. La force d’un amour vrai peut-elle venir à bout des différences de race, de culture et de statut social
?
Richard MASON (1919-1997) est un écrivain britannique peu connu en France, mais il a été célèbre dans les pays anglophones. Plusieurs de ses livres
ont été adaptés au cinéma dont ce roman, avec William HOLDEN et Nancy KWAN dans les rôles principaux.
Avec Suzie Wong, il a su créer un personnage attachant et inoubliable.
« Aujourd’hui encore, un demi-siècle plus tard, l’histoire de cette rencontre improbable vaut toujours la lecture. Bien écrit, divertissant, riche en
rebondissements, le roman a plutôt bien vieilli. Un petit détour par le Hong Kong de 1957?»
Emmanuel DESLOUIS, eurasie.net
Éditions GOPE,
468 pages, 13x19 cm,
24 euros
ISBN 978-2-9535538-2-6
Le monde de Suzie Wong est en vente en librairie, sur Amazon, auprès de l’ éditeur
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