Acte I
La nuit. Zoroastro, un mage, étudie la destinée d’Orlando dans le mouvement des constellations…
Orlando apparaît, tiraillé par le conflit entre son devoir héroïque et son amour pour Angelica, la Reine de Cathay.

Zoroastro, se révélant être le gardien spirituel du héros, l’exhorte à oublier ses chimères amoureuses pour ne poursuivre que la conquête de la gloire. Malgré la vision que fait naître le mage
afin d’illustrer les dangers de l’abandon à l’amour charnel, Orlando se déclare néanmoins capable de concilier tout à la fois son ambition et sa passion…
Dans la forêt, la bergère Dorinda médite sur le bonheur et son amour naissant pour Medoro, un prince africain. Lorsqu’Orlando apparaît fugacement, accompagné
d’une jeune femme inconnue qu’il vient de secourir, elle en conclut que lui aussi doit être assujetti aux lois du désir…
Angelica, autrefois très éprise d’Orlando qui lui sauva la vie, confesse aujourd’hui sa nouvelle passion pour Medoro. Celui-ci avoue éprouver des sentiments
réciproques, et Angelica lui promet qu’elle partagera avec lui son royaume…
Incapable d’annoncer à Dorinda qu’il n’est plus amoureux d’elle, Medoro, face aux soupçons de la jeune fille, l’assure au contraire de sa plus grande tendresse.
Aussi, bien consciente qu’il lui cache la vérité, Dorinda se laisse prendre au charme de ses paroles mensongères…
Angelica, éprouvant le même dilemme que Medoro, ne sait comment annoncer à Orlando sa volonté de mettre fin à leur relation. Elle accuse alors le héros d’aimer une
autre femme. Celui-ci nie farouchement et se déclare prêt à affronter les plus grands dangers pour lui prouver la force de son amour.

Angelica et Medoro décident de fuir avant qu’Orlando n’apprenne la vérité, mais ils sont découverts, enlacés, par Dorinda. Les amants tentent de consoler la jeune
bergère, en proie au plus grand désespoir. Angelica lui offre un bracelet, mais Dorinda ne prévoit désormais pour elle-même que tristesse et solitude.
Acte II
Écoutant le chant plaintif du rossignol, Dorinda trouve écho à sa propre tristesse. Survient Orlando à qui elle montre le bracelet donné par Angelica. Celui-ci
reconnaît immédiatement le bijou qu’il offrit jadis à Angelica. La bergère lui annonce également, par mégarde, qu’Angelica est amoureuse de Medoro, l’homme qu’elle même adore. Dans une furie
suicidaire, Orlando jure de poursuivre l’infidèle jusqu‘aux portes de l’enfer…
Zoroastro offre de protéger les deux amants en fuite de la vengeance d’Orlando et leur conseille de laisser la raison devenir leur seul guide. Medoro décide de
graver dans l’écorce des arbres les initiales entremêlées de leurs deux noms, comme un témoignage éternel de leur amour. Angelica, bien que se sentant coupable d’avoir abandonné Orlando, avoue ne
pas être maîtresse de son coeur, et rend un dernier hommage à la forêt qui vit naître sa passion pour Medoro.
Orlando, ivre de rage en découvrant les initiales gravées des deux amants, pourchasse Angelica, qui, grâce à l’intervention de Zoroastre, parvient à lui échapper.
Le héros, totalement submergé par ses émotions, perd la raison. Dans sa folie hallucinatoire, il imagine être descendu aux enfers où il croit voir la barque de Charon,
Pluton entouré de fumée et de flammes, Cerbère aboyant, et même Medoro dans les bras de Proserpine, qui se lamente…
Acte III
Medoro retourne dans la maison de Dorinda où Angelica lui a donné rendez-vous. Il explique à la jeune fille, tout d’abord désappointée de ne pas être le but de sa
visite, qu’il ne peut pas lutter contre son cœur.

Orlando apparaît et déclare sa flamme à Dorinda. Flattée par ses propos passionnés, elle réalise bientôt que le héros est en plein délire.
Lorsqu’Angelica vient la rejoindre, elle l’informe de la folie d’Orlando. Attristée, Angelica exprime sa pitié alors que la bergère médite sur les affres de la
passion, capable de donner autant de peines que de joies.
Désireux de sauver Orlando de ses désordres mentaux, Zoroastro métamorphose la scène en paysage cauchemardesque.
Dorinda, en larmes, apprend à Angelica qu’Orlando a détruit sa maison et enseveli Medoro sous les décombres. Orlando menace de tuer Angelica qui, ivre de douleur et
pleurant le sort de son amant, le supplie de s’exécuter. Il la tue…
Déclarant qu’il a désormais libéré le monde de tous ses monstres, Orlando sombre dans un profond sommeil. Zoroastro, invoquant l’esprit de l’Univers, déclare qu’il
est temps de remettre le héros sur le chemin de la sagesse et de la gloire.

Orlando se réveille, revenu à la raison. Il est horrifié d’apprendre que dans sa folie furieuse, il a assassiné Medoro et Angelica. Assailli de remords, il essaie
de se tuer, mais est interrompu, à son plus grand étonnement, par Angelica elle-même.
Zoroastre avoue que sous sa protection, Angelica et Medoro ont pu être sauvés, et conjure le héros d’accepter leur amour. Dorinda se joint à l’exhortation de
Zoroastre, même si elle sait que Medoro ne lui reviendra jamais. Orlando proclame avoir définitivement triomphé de lui-même et de l’amour, et souhaite joie et bonheur au jeune couple. Tous se
joignent pour célébrer l’amour et la gloire.
Direction musicale Emmanuelle HAÏM, Mise en scène David MCVICAR. Avec Sonia PRINA Orlando, Henriette
BONDE-HANSEN Angelica, Stephen WALLACE Medoro, Lucy CROWE Dorinda, Nathan BERG Zoroastro. Le Concert d’Astrée,
ensemble en résidence à l’Opéra de Lille
Durée : ± 3 h 00 avec entracte
Tarifs : 5, 12, 28, 45, 64 euros le samedi 9, mardi
12, jeudi 14, dimanche 17, mercredi 20 et samedi 23 octobre 2010 à 20 h 00. Avec le
parrainage de Rabot DUTILLEUL
Ouverture des locations individuelles
Samedi 18 septembre 2010 à 9 h 00, Opéra de Lille, billetterie rue Jean Roisin, 59000 Lille. Par téléphone +33 (0)820 48 9000 ou sur www.opera-lille.fr
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